Panthères du Gabon : le photographe de transition critiqué pour des images « horribles »

Depuis la suspension du précédent staff des Panthères du Gabon, la Fédération a opté pour une équipe de transition afin d’encadrer la sélection lors du tournoi FIFA Series, prévu les 26 et 30 mars 2026 en Ouzbékistan. Mais à peine dévoilé, ce nouveau staff suscite déjà de vives réactions. En cause : le choix du photographe, qui alimente une polémique grandissante sur les réseaux sociaux.
En effet, selon la liste publiée, le poste de photographe a été confié à Aristide Moussavou. Une nomination qui, depuis 24 heures, fait largement débat. De nombreux internautes dénoncent une qualité visuelle jugée insuffisante, certains allant jusqu’à qualifier les clichés d’« horribles ».
Ainsi, les critiques se multiplient et traduisent un profond malaise autour de la communication visuelle de la sélection. « Ils ont viré la photographe pro Sophie pour mettre un shooter des charbonnages », peut-on lire. D’autres ironisent : « On les filme avec le téléphone ou bien ? » ou encore « Les photos, on dirait qu’elles ont été faites avec CamScanner ».
Cette vague de réactions met en lumière un problème plus large. Car au-delà de la personne, c’est bien le processus de sélection qui est pointé du doigt. Comment une fédération comme la FEGAFOOT, censée incarner l’excellence et le professionnalisme, peut-elle valider un choix aussi contesté ?

D’autant plus que le contraste est frappant avec le précédent staff. Malgré des résultats sportifs discutables, celui-ci pouvait au moins s’appuyer sur une communication visuelle de qualité, portée par Sophie Descours. Reconnue pour son professionnalisme, elle avait su valoriser l’image des Panthères à travers des clichés soignés, contribuant au rayonnement de la sélection au-delà du terrain.
Par conséquent, ce changement brutal donne le sentiment d’un recul. Et ce, dans un contexte où l’image est devenue un levier essentiel de communication, notamment pour les sélections nationales africaines en quête de visibilité et de crédibilité.
En outre, cette polémique soulève une autre interrogation : celle de la valorisation des talents locaux. Le Gabon regorge de photographes sportifs compétents, capables d’assurer une couverture professionnelle. Dès lors, pourquoi ne pas s’appuyer sur ces profils pour garantir une continuité qualitative ?
Au final, cette affaire dépasse le simple cadre d’un poste de photographe. Elle révèle, une fois de plus, les limites dans la gestion et la vision de la FEGAFOOT. Car aujourd’hui, plus que jamais, chaque détail compte. Et dans le football moderne, l’image n’est pas un luxe, c’est une nécessité.



